Woolgathering

huitième vérité

Vérités — Par eriam59 @ 09:29

On ne peut pas vraiment savoir où l'on va si on ne sait pas d'où l'on vient... C'est peut-être de là que vient mon besoin de mettre un nom sur ces aïeux dont le sang coule toujours dans mes veines.

J'aime ces moments de complicité avec ma grand-mère, elle parle, me raconte son histoire, mon histoire aussi, celle de ces gens que je n'ai pas connus mais que j'ai l'impression de connaître malgré moi. Cette histoire là, elle n'est pas dans les manuels scolaires, pourtant, elle m'a enseigné bien plus sur la vie que n'importe quel chapitre de livre d'histoire-géographie... L'Histoire avec un grand H, quoi que l'on dise, c'est celle-là, celle propre à chacun, celle qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Est-ce parce que les congés payés sont nés en 1936 que je suis étudiante à l'ESAAT aujourd'hui?


septième vérité

Vérités — Par eriam59 @ 09:26

C'est drôle comme parfois on ressent le besoin de parler aux gens sans rien n'avoir à dire vraiment... Juste parler, de tout, mais surtout, de rien.


APARTÉ

Apartés — Par eriam59 @ 23:54

Le chapitre se clôt, tout se finit trop tôt

Mais tout peut commencer

Vient le rêve avec Morphée

Par mes larmes perdues, des mots sont apparus

Ils prouvent l'innocence

Sans crime vient la potence

Dans mon cœur un poignard ravive mes cauchemars,

Dans tes yeux : une goutte

Avec le temps, vient le doute

Le chapitre est bien clôt, tout s'est fini trop tôt

Mais tout a commencé,

Vint le rêve avec Morphée.

 


Sixième Vérité

Vérités — Par eriam59 @ 23:41

J'aime écrire, c'est vrai, mais je ne sais pas toujours quoi écrire, et même quand j'ai une idée, je ne sais pas toujours la développer, en fait, pour que j'y arrive, il faut que je colle à la réalité, que je ne fasse que raconter, une histoire que j'ai vécue, ou que l'on m'a révélée, une histoire, simple, toute triste, toute plate, une histoire sans succès.

C'est un dur métier, surtout lorsque l'on a une petite vie rangée, sans surprise, une vie où personne n'arrive à l'improviste, où personne ne vous fait un beau cadeau imprévu, non, impossible, trop cher, pas les moyens… Mais tous les cadeaux ne sont pas d'argent et d'or...

Eh oui ! C'est cela ma vie, celle que je raconte sans raconter, celle que je n'aime pas vivre, et donc, que je ne souhaite pas revivre par écrit, les paroles s'envolent, les écrits restent…

Mais pourquoi se plaindre ? Oh, oui ! Tout pour être heureuse, la santé, la famille, quoi de plus ? Peut-être un peu de fantaisie, oui je suis différente, et alors ? N'en déplaise aux hommes et aux Hommes, mais si je suis ainsi, n'y a-t-il pas quelqu'un qui l'a voulu ?

J'aime rire, danser, chanter, j'aime être surprise, j'ai en horreur, la routine, le ronron quotidien, alors pourquoi m'y soumet-on ?

Pourquoi me réclame-t-on un horaire régulier, bien programmé, tout est prévu, tu veux aller voir un ami ? Quand, où, comment, téléphone-lui, savoir s'il est là, si tu ne le dérangeras pas au milieu de son travail ou d'un repas de famille !

Mais justement, si c'est un ami, je sais que je ne le dérangerai pas, il sera content de me voir ! Il travaillait ? Eh bien, nous travaillerons ensemble! Il mange avec ses cousins ou ses oncles et tantes éloignés ? Une occasion propice de se connaître davantage ! Ou alors, de le sauver de la vieille tante radoteuse, qui ne cesse de répéter les perpétuelles même conneries comme quoi la famille c'est sacré, l'amour n'est réservé qu'aux grandes personnes, que vous avez été petit comme ça, timide comme ci, et que "la moquette ivoire du salon porte encore une belle tache rouge, signature de votre passage à l'age de 5 ans trop près de la table basse où se trouvait le verre de vin de l'alcoolique tonton René dont, tiens, on a plus eu de nouvelles depuis des années !"

L'habitude, n'y a-t-il rien de plus mortel que l'habitude ? L'habitude, c'est ce qui fait vieillir, c'est l'art de vivre reclus sur soi-même, seul parce que je n'ai pas eu l'habitude de réclamer de la compagnie ! L'habitude, ça tue la gourmandise, la luxure, l'envie, ça ne laisse des terreurs religieuses que la paresse, l'orgueil, l'avarice et la colère ! Terrible. C'est ce qui rend les vieux séniles et ronchons.

Impardonnable !


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