Woolgathering

onzième vérité

Vérités — Par eriam59 @ 12:22

Parfois, on voudrait écrire à quelqu'un, parce qu'on veut lui dire bonjour, parce que ça fait longtemps qu'on ne l'a pas fait, ou simplement pour lui dire : "eh ! Je suis rentrée !" mais on ne trouve pas ses mots, on ne sait pas quoi dire… On a envie que ce soit une lettre bien écrite, comme celle que l'on a écrite la dernière fois, mais en même temps, on veut garder sa spontanéité, on fait pleins d'essais, mais on passe plus de temps à regarder son clavier ou sa plume bêtement qu'à écrire la lettre en elle-même… Au bout du compte, de désespoir, on se dit : "tant pis, je le ferai demain !" Et le lendemain, on recommence son petit cinéma, avec le clavier, la plume et le regard idiot…

Au final, on trouve quand même une solution :

"Pourquoi c'est moi qui écrit ? Il n'a qu'à le faire…"

Oui mais voilà… l'autre n'a pas le temps…

"Il pourrait le prendre…"

Pourquoi pas… De toute façon, on connaît le nombre exact de grains de poussière qu'il y a autour de nous, et la page est toujours blanche…

Parfois, on a besoin de temps...


seventh lie

Lies — Par eriam59 @ 15:19

I was at the window, looking at the snow that was falling and giving a nice colour at the floor: white is so more beautiful than grey… Of course, my thoughts weren't only on the colour of some snowflakes… I was thinking at the guy who had to come here to meet me… I didn't really know him, but I felt he was someone very special and full of candour.

2:00 pm: the hour of the rendezvous, nobody.

2:30 pm: still nobody

I began to think that I would never see him go up the stairs. But suddenly, a hand on my shoulder made me jump…

"- Hi Mary! Oh! I'm sorry, I've surprised you!

- It's just that I didn't think that you would have arrived by this side… What's new? How are you?

- Fine! And you? You seem sad, is all okay?

- Yes… I think…

- Not sure?

- No… In fact… As you've asked the question… Maybe I can…

- Tell me what saddens you! You want us to go somewhere else? Perhaps we could go to the cafeteria, take a chair, a cup of tea and speak together of your worries?

- It's a good idea…

- So, let's go!"

Some minutes later, we were drinking our tea, or rather his tea and my coffee, and chatting of my "life" ; not of what made me be sad, but why I have never drunk a cup of tea…It must seem ludicrous, but in fact, it was a little what I hoped. Not exactly the conversation on "to drink or not to drink tea", but a conversation which didn't remember me my problems.

He staid with me a great moment, we have finally dealed with my feelings, but not too long, it was a subject so boring…

We have laughed, I have cried, he has listened me, I have finished his cup, he has finished mine, we have become accomplices, not friends, it's quite different.

I would remember a moment like that for a long time

I would love this to be more than a dream...


sixth lie

Lies — Par eriam59 @ 13:38

We spend our afternoon together, in my upside down pram, driving and listening to Linkin Park, Evanescence, and all the great musics we adore both of us.

I didn't know he liked them. He didn't know I liked them. It was so wonderful to discover we had things in common...

I would love this to be more than a dream...


Dixième vérité

Vérités — Par eriam59 @ 13:31

Le plus terrible, pendant les vacances, c'est de voir tous les couples. Des jeunes de mon âge, surtout, les plus cruels. Feindre de ne pas savoir qu'ils sont là, mais toujours les remarquer. Je ne les regarde pas. Mais sont-ils obligés de se promener main dans la main juste sous mon nez? Sont-ils vraiment obligés de se regarder tendrement, de s'embrasser, de se caresser devant mes yeux? Sont-ils franchement obligés de se perdre dans leurs propres regards? Leurs promesses s'envolent si haut qu'on les appelle "étoiles"... Je les hais!

Jalouse? Moi? Bien sûr que non! Enfin... Si... Je suis jalouse! Je les envie! Moi qui suis seule, toujours et depuis toujours... Et pourtant, je n'attends que ça d'avoir de l'amour plein le coeur, plein les yeux, plein la bouche! En être recouverte, comme de crème solaire, pour me protéger du monde extérieur qui me fait tant souffrir, parfois. C'est injuste...


neuvième vérité.

Vérités — Par eriam59 @ 11:50

Je suis née à Roubaix, le jour de fermeture de la boulangerie de mes grands parents, un mercredi, donc.

Quelques jours avant, ma mère était tellement épuisée que le médecin lui avait prescrit du Valium, vous savez, le médicament donné dans les hôpitaux psychiatriques pour "calmer l'anxiété des malades"... pour les faire dormir en gros... Ma mère n'en a pas pris. Sauf le 2 janvier au soir, où elle était plus mal que d'habitude... Mais, elle s'est réveillée pendant la nuit. Heureusement. Ou je serais née dans une voiture. Juste le temps d'aller à la maternité et j'étais là. J'ai toujours pensé que si je suis aussi folle aujourd'hui, c'était à cause du Valium, mais s'il avait vraiment eu de l'effet sur moi, ça aurait été l'effet inverse... Mes parents voulaient avoir une "Marie" depuis leur premier enfant, mon nom fut vite choisi...

A l'âge de 2 ans, je suis entrée à l'école. A Roubaix, bien entendu. L'école s'appelait "Ste Marie Auxiliatrice". C'était une très bonne école à Roubaix. C'était...

Il n'y avait pas de place pour moi en toute petite section, alors on m'a envoyé en petite section où je devais faire deux ans, pour rattraper mon année. Mais j'ai été jugée trop autonome pour rester dans cette classe une deuxième année. Je suis donc passée en moyenne section, où, là encore, je devais faire deux ans. Mais, encore une fois, on ne pouvait pas me garder une deuxième année, je me serais ennuyée... Je suis donc passée en grande section, toujours avec un an d'avance... Ce qui n'était pas prévu, c'est que je sache lire couramment au mois de décembre... J'aurais donc dû sauter mon CP... Mes parents ont refusé, ils ne voulaient pas que j'ai deux ans d'avance. A cette époque, ma mère venait juste de devenir enseignante.

Ainsi, je suis entrée au CP. L'institutrice était une remplaçante, pour l'année... une vraie garce... Bien qu'à l'époque, je ne l'appelais pas comme ça... Elle ne voulait pas que je fasse autre chose pendant les cours de lecture, et elle ne voulait pas non plus que je participe... Un peu comme l'institutrice dans La gloire de mon père :"quand on sait, on se tait!"

"Je ne resterai pas dans cette école!". Ma mère m'a donc inscrite dans l'école où elle enseignait: une autre école de Roubaix, "Ste Marie". Encore une "Marie", ça devait être ma destinée... Elle ne voulait pas que je sois son élève, alors elle m'a esquivée.

Dans cette école, j'étais la fille de "Mme Anne, la méchante", j'avais beaucoup d'amis...

La même année que je suis entrée en CM1, nous avons déménagé à Cysoing. Je n'ai pas changé d'école pour autant. Pas pour les deux années qu'il me restait à y faire.

C'est quand je suis entrée en 6ème que je suis allée au collège à Cysoing. Le collège Notre Dame, encore une référence à une "Marie"... Je ne raconterai pas mes 4 ans de collège en détails, je résumerai.

Je n'étais plus la fille de "Mme Anne, la méchante", je n'avais plus autant d'amis. Juste quelques uns, mais c'était suffisant. Quand certains m'ont laissé tomber car j'étais devenue quelque chose de moins manipulable, j'ai rencontré de vrais amis, qui sont toujours là, même si j'ai changé.

Durant ces 4 ans, j'ai étudié de nombreuses matières, plus ou moins ennuyeuses. L'une d'elle était l'art. je l'aimais beaucoup. Et encore plus quand nous avons eu un nouveau prof, plus jeune et qui nous a fait faire de la photographie, de l'architecture, des choses plus pratiques, en fait. C'est la voie que je voulais suivre. Il fallait donc que je décide mes parents. Je n'ai jamais réussi... Celle qui l'a fait, c'est une prof de l'ESAAT, rencontrée aux portes ouvertes. Après avoir discuté pendant une bonne heure et demi avec ma mère, elle a fini par la convaincre de me laisser choisir ce chemin.

A l'ESAAT, j'ai rencontré des personnes sympathiques. Au premier abord, du moins. Mais, même si j'étais de retour à Roubaix où j'avais été la fille de "Mme Anne, la méchante", au début, je n'avais pas beaucoup d'amis. Je n'avais pas d'amis, du tout. Juste de très bons rapports avec l'un de mes profs, très différent de l'instit que j'avais eu en CP... Mais ce n'était pas forcément une aide pour ce faire des amis dans la classe... Mais ça fait des bons souvenirs, matière à raconter à ses enfants, et surtout, un excellent soutien moral!

Les mois passaient, et j'étais toujours toute seule... J'ai commencé à déprimer, je ne mangeais plus à tous les repas, je ne souriais plus, sauf une ou deux heures par semaine, je ne parlais à personne...

Puis un jour, je ne sais pas pourquoi, quelqu'un est venu me parler, à insister pour aller manger avec moi, et nous sommes devenues amies. Elle m'a présentée aux autres de la classe, je les connaissais déjà, mais eux semblaient me rencontrer pour la première fois…

Puis l'année s'est terminée, et je savais que les choses changeraient 2 mois plus tard. La roue tourne…

 


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