APARTÉ
Délectation.
Elle est venue. Elle est là, maintenant, à moi, au creux de mes bras. Je peux enfin glisser mes mains sur sa peau encore adolescente. Au milieu de mes caresses, je jette un regard dérobé à la douce courbe de ses hanches. Mais bien vite, je me rends à elle, appelé par la chaleur de son souffle qui me murmure les quelques mots propriétaires de mon bonheur. Je me sens bien. Elle est la source de ce bien-être. Le sait-elle seulement ?
Mon corps frôle le sien, comme les vagues viennent éclabousser la falaise. Elle m'embrasse et je savoure avec bonheur ses baisers dont le goût n'a pas encore été altéré par celui de lèvres étrangères. Elle m'offre son corps et avec lui la fougue infantile d'un premier rapport.
Je n'ose la toucher plus que du bout des doigts. A leur contact, ses muscles se contractent, son corps vibre, frissonne, et je ressens le moindre de ces mouvements. Elle est contre moi, mes mains partent à la découverte de chaque parcelle de son être. Elle me caresse avec toute la douceur et la maladresse de la novice qu'elle est encore. J'aime ses gestes et sa manière de m'enserrer tendrement.
Je rouvre un peu les yeux, fermés car l'on n'observe pas. Mais je ne peux m'empêcher de contempler l'entrelacement de ses cheveux sur l'oreiller, auréole physique de mon ange et dans laquelle se promènent mes doigts.
Elle est jeune, douce, belle. Elle a l'assurance d'une femme en pressant ses mains au creux de mes reins. Pourtant, elle est encore si innocente... Et c'est là le coeur de son charme. Car jamais je n'oublierai comment elle me chuchotait, avec la ténacité d'un enfant: "Embrassez-moi encore!".
Commentaires
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Au départ je cherchais des croquis dessiné au crayon avec pour théme les "démons" et la "rage"(sur google) dans le but de paufiner les éxpressions du visage de mes propres dessins,et je suis tombé sur une photo de toi(celle ou tu portes le petit bonnet de marin)Alors j'ai cliqué dessus pour savoir qu'est-ce que cette dérniére pouvait bien avoir en relation avec les thémes précedement evoqué;En somme,aucunne,si ce n'est le passage ou tu te compares en un éventuel Démon qui serait capable de puiser dans les réserves de l'homme(Son sang,sa vitalité et sa semence)un passage "cru" qui m'a fait sourire(meme si ce n'etait surement pas le but);Quoiqu'il en soit,je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi j'ai eu envie de commencer a lire les textes que tu as écris,mais je suis sur,a présent que j'ai lu l'intégralité du contenu du blog,que j'ai poursuivi cette lecture parce que je me retrouvais en toi par moments,bien que je sois un homme et que je n'ai pas le meme vécu;(Pour qu'il n'y ai pas de malentendu,je précise que je faisais réference a certains sentiments,maniéres de penser que tu as ou n'as pas de l'Amour,ainsi qu'a ta Misanthropie...et surement d'autres détails que j'ai ommis d'ajouter);Il y a encore une chose que je ne pourrais pas t'expliquer,c'est pourquoi je t'envoie ce commentaire,peut-etre pour montrer mon interet pour ton "travail" ou "plaisir" d'écrire,ou bien encore simplement pour montrer que j'éxiste,et que je suis étonné qu'une fille me ressemble(ou vice versa)de cette maniére,alors je me demande d'ou vient cette ressemblance...la solitude peut-etre?(Je ne te connais pas,je me suis permis de te tutoyer et je m'excuse pour les fautes d'orthographe)
A bientot.
Par 70 — 05 nov 2007, 15:08
Eh bien... J'avoue que ce commentaire me touche quelque peu. N'ayant pas d'autre moyen de te répondre, j'espère que tu passeras par ici à l'occasion et verras ce commentaire.
Tu me redonnes l'envie d'écrire, alors je pense que je vais reprendre la plume très vite.
Je ne pensais pas non plus, à vrai dire, que l'on puisse se retrouver autant en moi. C'est un peu troublant, en fait.
A bientôt,
Marie.
Par Woolgatherer — 28 dé 2007, 12:51
Hé hé hé,
Je suis bien content de voir que finalement tu as répondu a mon commentaire;Il est vrai que je m'en rend compte un peu tard,mais je peux m'expliquer;
après avoir écris mon commentaire,je revenais presque tout les jours pendant un peu plus d'un mois,sur ton blog dans l'attente d'une réponse,mais en vain...
Puis un jour,j'ai été dans l'obligation de formater mon ordinateur,qui supprima au passage la totalité de mes sites internet,dont ton blog;J'avais beau me souvenir du départ "Woolgathering" j'avais oublié la suite,et même en cherchant sur "Google" je n'ai pas trouvé;
Finalement,aujourd'hui,en fouillant dans une pile de feuilles qui trainaient sur le coin de mon bureau,j'ai retrouvé avec surprise,le lien de ton blog écrit au stylo;
Avant de t'écrire de nouveau,j'ai pris le temps de lire tes nouveaux textes,et est-ce que tu sais que tu es capable de faire ressentir des sentiments au lecteur?(cela doit venir de la manière dont tu décris tel ou tel choses,sentiments..etc) continue comme ça,surtout si ça te plait;
Au passage,si jamais tu comptes me répondre,je m'appelle Alexandre;
A bientôt.
Par 70 — 31 mar 2008, 20:22
Eh bien He bien! Pourquoi donc garder à nouveau une certaine forme d'anonymat? Je connais bien ton prénom à présent, mais te répondre ainsi de commentaire en commentaire, n'ayant pas d'autre moyen de te contacter à quelque chose, je dois bien l'avouer, de frustrant...
Je suis ravie de voir que tu continue de venir lire mes bêtises! Ce serait sympa que l'on puisse faire plus ample connaissance si cela te dit!
Par Marie - Woolgatherer — 13 avr 2008, 12:46
Entendu,
Je te donne mon Adresse Email : doodshot@hotmail.fr
Par Alexandre70 — 14 avr 2008, 01:51