dix-huitième vérité
Les mois ont passé, l'écriture est devenue ma première occupation, mais pas l'écriture-loisir que j'avais plaisir à pratiquer, un autre type d'écriture, théorique, inutile.
J'ai été suffisamment idiote pour croire que l'on pouvait aimer ce qu'on fait pour un autre que soi. Aujourd'hui, je me retrouve sans rien, je n'ai pas de passion pour ce que je fais et je n'ai plus personne pour qui le faire.
Coincée dans un milieu qui m'est étranger, entourée de gens que je ne comprendrai jamais, je n'ai pour seule consolation que quelques "restes" à exploiter.
Alors, je ne lâche pas, je m'accroche. Vous ne m'arracherez pas à cette vie qui était la mienne. Ma vieille compagne est revenue plus belle que jamais à mes côtés. Nous rattrapons cette année bêtement perdue dans l'inconscience de la jeunesse. Qui sait, peut-être un jour arriverai-je à atteindre mon dessein véritable?
Pourquoi ai-je fait cette erreur stupide de quitter cette voie dont je n'avais cesser de rêver pendant toutes ces années. La quitter si proche de son accomplissement. Quel gâchis!
La chance de faire ce qu'on aime vraiment, on ne l'a qu'une fois dans sa vie, cette opportunité, il faut la voir à temps, la saisir et s'y accrocher. Ce n'est pas facile, c'est vrai, elle virevolte, se débat, essaye de se hisser hors de vos mains, mais il faut la garder.
Pour ma part, j'ai SU attraper ma chance, mais, sans même qu'elle ne cherche à partir, je l'ai laissée s'envoler. Oh! que j'aimerais pouvoir la rattraper avant qu'elle ne s'éloigne trop. Il est peut-être encore temps, peut-être le destin me sera-t-il clément. Laissez-moi essayer!
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