
En silence.
Reviens ! Reprenons nos heures folles !
Joignons, échangeons nos sens grisés,
Mais en nous taisant, car les baisers
Valent bien mieux les paroles.
On ne comprend jamais... Alors
Pourquoi confronter nos âmes dures ?
Ne sachons rien que nos tendres corps
Et que nos étreintes si sûres.
Et si le désir nous vient parfois
Lorsqu'en nous toute joie est lassée,
Ah ! n'élevons jamais la voix !
Mais laissons l'éloquence de l'heure,
Quand nous cheminerons pas à pas,
Nous marier sans mots et sans leurre :
Les âmes ne se parlent pas.